Même durant mes études de japonais aux Langues’O, j’ai eu la chance de travailler dans une entreprise japonaise. J’ai fait ainsi mes débuts en traduction, de documents administratifs, mais surtout de traductions techniques. Par la suite, j’ai été salariée dans différentes sociétés japonaises qui avaient chacune un domaine technique différent. Ces expériences m’ont permis d’acquérir une base solide de compétences que je n’ai cessé de développer au fil des années.
Chaque atelier a son propre vocabulaire, l’humilité est indispensable quand on aborde un nouveau domaine ou sous-domaine. Certains mots ne se traduisent pas par les mêmes mots si on change de métier dans le même atelier, ou encore pour le même métier, mais dans une société différente.
Chaque traduction dans un nouveau domaine requiert de se familiariser avec les termes spécifiques inhérents à votre métier. Vos documents sont souvent la meilleure source d’information pour s’adapter à votre métier et votre vocabulaire.
Accepter une nouvelle mission d’interprétation dans un domaine technique ou autre, c’est avant tout beaucoup écouter.
C’est passionnant de découvrir tout ce que recèle chaque métier. L’ignorance laisse croire que tout est simple et facile, mais tout travail est une somme de connaissances, de techniques, que l’expérience et le temps enrichissent.
Chaque mot a son sens propre, dans chaque contexte. Tout atelier qui ferme est une perte énorme de savoirs et de savoir-faire. Je remercie tous ceux qui ont partagé avec moi un peu de leurs connaissances. J’ai un profond respect pour eux.
Travailler dans les usines, c’est entrer dans un autre monde.
Parfois, mon bureau, c’est ça !