L’interprétation consécutive est une interprétation entre personnes. L’une parle, j’interprète, l’autre répond.
Il est possible aussi de faire de l’interprétation chuchotée, c’est à dire simultanée, à voix basse, mais mes clients ont toujours préféré intégrer l’interprétation dans le flux des conversations.
Interpréter, c’est aussi rendre toutes les nuances des intonations, non pas pour imiter le locuteur, mais pour dire ce que les mots ne disent pas et que tout interlocuteur de même langue comprendrait.
Il y a bien sûr le degrés d’inclinaison lorsqu’on salue mais aussi le placement de la voix qui exprime la politesse alors que le corps droit, les pieds enfoncés dans le sol et la voix affirmée, la détermination (Hai, ganbarimasu !).
Mais lorsque le débit se ralenti sur certains mots ou syllabes, c’est souvent pour exprimer le doute ou la réticence. « Sodesu ! » Et « Soooodesuuu » ne veulent pas dire la même chose !
J’ai eu la chance de beaucoup interpréter dans les domaines techniques. En travaillant comme salariée dans plusieurs sociétés japonaises j’ai pu me familiariser avec des domaines techniques différents et acquérir un solide bagage que j’ai nourri par de multiples expériences.
Que ce soit autour d’une table de réunion ou de négociation ou bien lors de l’installation, de la mise sous tension des machines ou de la formation du personnel, être le pont permettant que des professionnels se comprennent parfaitement a quelque chose de magique. Quel que soit le domaine, chaque professionnel détient des compétences que l’interprète doit maîtriser, pour se hisser au niveau des interlocuteurs.