Une traduction « assermentée » ou « certifiée » est généralement requise pour des documents qui revêtent un caractère officiel et doivent être remis à une autorité.
Je suis assermentée près la cour d’appel de Colmar en tant que traductrice et interprète, mes traductions et prestations d’interprétation sont valables partout en France et acceptées par toutes les administrations françaises.
Voici quelques exemples de documents à faire certifier.
Fournir une traduction assermentée requiert donc une grande rigueur.
Il n’est pas possible de rajouter telle ou telle mention, on encore moins changer le sens de certains passages. Le document rendu doit être le reflet exact et scrupuleux de l’original. On peut, par contre n’en traduire qu’un passage, si cela est clairement indiqué.
La traduction certifiée a une valeur officielle car elle est visée par l’expert traducteur qui y appose son tampon. Notez que la traduction peut être faite d’après copie. L’envoi de copie ou de scan permet d’éviter d’envoyer les documents originaux par la Poste.
A vous de produire l’original avec la traduction et la copie visée si on vous en fait la demande.
La traduction et l’interprétation sont deux compétences distinctes qui font l’objet de 2 catégories différentes, les traducteurs assermentés ne sont pas tous interprètes assermentés.
Le rôle premier de l’interprète assermenté est d’interpréter dans les tribunaux, bien sûr, mais aussi après de notaires, au commissariat de police pour l’interprétation d’actes, ou toute autre démarche officielle qui nécessite une parfaite compréhension entre les personnes concernées.
L’assermentation existe pour un certain nombre de professions (architectes, médecins…), permettant à des experts dans différents corps de métiers d’assister la justice.
Le traducteur expert judiciaire est donc un auxiliaire de justice. On le dit « juré» ou «assermenté» car il a prêté serment devant la cour d’appel du ressort dans lequel se trouve son domicile.
C’est donc le professionnel qui est assermenté, non pas la traduction qui n’a pas prêté serment. La traduction est « certifiée », mais l’usage en a décidé autrement, peut-être parce que le terme de « traduction certifiée » prête à confusion. Alors que lorsqu’on parle de traduction assermentée, on entend bien qu’il s’agit d’une «traduction effectuée par un traducteur assermenté».
Légalisation
Il s’agit de certifier que la signature apposée sur la traduction est bien celle du traducteur.
Avant d’être assermenté, le traducteur ou l’interprète fait l’objet d’une enquête, l’absence de casier judiciaire, son expérience et ses compétences professionnelles sont vérifiés. Puis selon les besoins de la cour d’appel dont il relève, il sera invité, où non, à prêter serment, pour la traduction, l’interprétation ou les deux. Une assermentation ou prestation de serment est la promesse solennelle de traduire ou d’interpréter le plus fidèlement possible. Le traducteur sera officiellement autorisé à fournir une traduction dans la combinaison linguistique pour lequel il a prêté serment et sa traduction sera réputée fidèle au document original.
Auparavant, l’assermentions était « à vie », elle doit maintenant être renouvelée tous les cinq ans par dépôt de demande de renouvellement. L’oubli d’envoi de ce dossier entraine la radiation, il faut attendre l’année suivante pour réitérer la demande d’inscription.
Les fiches d’état civil ont évolué au fils des années.
Bien que j’en appréciais l’esthétisme – le japonais manuscrit est aussi beau que difficile – je n’ai aucun regret pour ces fiches d’état civil dites « Meiji » écrites à la main et verticalement. L’écriture manuscrite n’est pas toujours aisée à lire, surtout quand le document ou sa copie sont eux-mêmes altérés.

Les nouveaux formats sont plus lisibles, mais il n’y en a jamais deux semblables. Les familles japonaises sont toutes différentes, mariage à l’étranger, divorce, enfants, décès, les histoires de chacun s’y dessinent.

Il n’y a pas si longtemps que ça, communiquer par fax était le comble de la modernité. On travaillait sur des documents noir et blanc, imprimés sur papier thermique. Le résultat était une bien médiocre qualité du rendu.

Finis les fax noir et blanc ! Les scans permettent de travailler sur des documents propres et de qualité. Le rendu du document final est grandement amélioré, pour ma plus grande joie, car j’aime soigner l’esthétique des documents. C’est du bon et du beau travail.
Si vous prenez votre document en photo, merci de bien les cadrer. Naturellement le cadrage donne ceci.
C’est bien sûr lisible, mais cela donne le mal de mer de lire ce document et le rendu sur votre traduction en sera impacté avec des marges inesthétiques.